◆ Le Kintsugi ou une histoire de résilience

Connaissez vous le Kintsugi ?

C’est un art japonais qui consiste à effectuer des réparations sur des céramiques cassées en comblant les fissures avec de l’or.

Cet art relève d’une philosophie qui prend en compte le passé de l’objet, son histoire et les accidents éventuels qu’il a pu connaitre.

La casse d’une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d’un autre cycle et une continuité dans son utilisation.

Il ne s’agit plus de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.

L’art du Kintsugi est comme une sorte de résilience, une renaissance.

J’ai toujours été émue par les formes sculptées par l’océan sur des coquillages, comme une métaphore du temps qui passe,

des remous que l’on traverse et qui laissent des traces indélébiles sur nos visages, nos corps et notre esprit, et qui les transforment.

Les trous, les bosses, les creux sculptés par l’Océan sur les coquilles aux formes au départ parfaites et symétriques

créent un autre objet aux formes souvent très belles  !

Pour la nouvelle collection été 2019, j’ai choisi de rehausser ces « inutiles joyaux de l’eau »  avec de l’or qui les sublime, ou bien d’accentuer ces formes

pour les associer à des coquilles en laiton dorées à l’or fin.

Les coquillages vides usés et abandonnés retrouvent alors une seconde vie sous forme de bijoux précieux, comme un symbole de guérison glorieuse, de renouveau !

Cette nouvelle collection veut être un hommage à l’Océan abîmé par l’homme et à sa résilience, que j’espère prochaine.

Les porter en talismans serait en quelque sorte comme une prière au monde des hommes : arrêtez s’il vous plaît de tout détruire !

J’espère faire aboutir ce projet en reversant une partie des ventes des bijoux Coquilles Émouvantes

à des associations de protection des Océans, si cette collection a suffisamment de succès pour me le permettre.

Alors, une armée de Sirènes va t’elle se lever ?

Parmi les choses que rejette la mer
cherchons les plus calcinées,

pattes violettes d’écrevisses,
petites têtes de poissons défunts,
douces syllabes de bois,
petit pays de nacre,
recherchons ce que la mer a défait
avec insistance et sans y arriver,
ce qu’elle a brisé et abandonné
et qu’elle nous a laissé.

Il y a des pétales bouclés,
des cotons de tempêtes,
d’inutiles joyaux de l’eau
et de doux os d’oiseaux
encore dans une attitude de vol.

La mer a rejeté son abandon,
l’air a joué avec les choses,
le soleil a embrassé tout ce qu’il y avait,
et le temps vit près de la mer
et raconte et touche ce qui existe.

Pablo Neruda

Vaguedivague



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